Tirer au rythme du vent

Printemps 2002. Première compétition officielle de tir à l’arc, en extérieur. Distance 50 mètres. C’est terriblement loin, vu mon niveau.

Et ce jour-là, il y a du vent. Enormément du vent. Il y a tellement de vent que les cibles, normalement lourdes et bien ancrées au sol, se sont renversées dans les minutes d’échauffement qui ont précédé le démarrage des hostilités.

Je suis désemparé face à l’ampleur de la tâche. Viser une cible si loin était déjà un défi. Avec la pression de la compétition, qui comporte 72 flèches, le défi semble hors de portée. Si, en plus, le vent s’y met, je n’ai plus rien à espérer. D’autant que je n’ai que 6 flèches dans mon carquois, et que si je rate la cible, il me sera très difficile de retrouver la flèche plantée dans les hautes herbes.

Me voilà donc sur le pas de tir. Le vent souffle fort. Il souffle fort, puis il s’apaise. Ce n’est pas un souffle continu, mais des bourrasques qui vont et viennent. C’est ce qui va me sauver.

Car d’un coup, ces bourrasques rendent évidente la marche à suivre : il va me falloir calquer mes tirs sur le vent. Ma routine de tir va devoir s’adapter au rythme du vent. Une bourrasque ? J’interromps mon geste, et j’attends. Le vent faiblit ? Je m’empresse de tirer avant qu’il ne redémarre. Dans ce chaos, la chance est que je parviens à sentir le vent sur mon corps. Il y a des drapeaux au-dessus des cibles qui pourraient m’aider, mais je suis rentré dans une bulle instinctive, où le corps semble opérer en circuit fermé, sans consulter le cerveau. Désormais, c’est la sensation de brise sur le visage qui dicte mes mouvements. Ces secondes à attendre que la bourrasque passe sont longues. Je ne contrôle absolument pas quand elle va s’arrêter. J’attends, simplement.

Du stress ? Non, au contraire, de l’apaisement. Tout est évident. L’attente ne suscite pas de frustration, tandis que les accalmies accélèrent le tir au point d’oublier toutes les consignes de mes entraineurs. J’attends de pouvoir tirer, puis, quand je peux, je tire.

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